
Coût local, évolution des journées indemnisées et recommandations 2026–2030
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Analyse statistique, économique et juridique basée sur les données INSEE, CNAM, DARES, Sénat, Cour des comptes et OCDE.
David Liobard, fondateur d’Investipole, publie un rapport indépendant consacré à l’évolution des arrêts maladie indemnisés dans le Rhône entre 2009 et 2024. Cette analyse porte sur Lyon, la Métropole de Lyon, le département du Rhône et l’Auvergne-Rhône-Alpes.
Le rapport s’appuie sur les données publiques de l’Assurance Maladie relatives aux indemnités journalières maladie hors arrêts dérogatoires, selon le département du bénéficiaire. Il mobilise également des sources institutionnelles, des données territoriales et l’expérience de terrain d’Investipole depuis 2008.
L’objectif du rapport n’est pas de stigmatiser les salariés malades. La majorité des arrêts maladie demeure légitime et doit continuer à être protégée. Le rapport analyse en revanche une difficulté locale de plus en plus visible : l’augmentation du volume d’absence indemnisée, la hausse du coût public, les limites du contrôle et les tensions rencontrées par les entreprises face aux situations ambiguës ou frauduleuses.
Dans le Rhône, le nombre d’arrêts maladie augmente de 12,1 % entre 2009 et 2024, mais les journées indemnisées progressent de 42,1 % et les montants versés de 74,0 %.
Ce décalage constitue le signal central de l’étude. Le sujet ne se limite pas à la fréquence des arrêts maladie. Il concerne aussi leur durée, leur poids financier, leur impact sur l’organisation des entreprises et leur effet sur les salariés présents.
En 2024, le Rhône enregistre 245 138 arrêts maladie indemnisés, 174 904 bénéficiaires, 9 013 273 journées indemnisées et 345,5 millions d’euros versés au titre des indemnités journalières maladie.
Le Rhône représente près d’un quart du phénomène régional en Auvergne-Rhône-Alpes. En 2024, il concentre 24,5 % des arrêts maladie indemnisés de la région, 24,2 % des bénéficiaires, 23,1 % des journées indemnisées et 23,9 % des montants versés.
Lyon et la Métropole de Lyon donnent à ces chiffres une portée particulière. Le territoire concentre un volume important d’emplois, de sièges sociaux, de TPE/PME, d’établissements hospitaliers, de commerces, de services, d’activités logistiques et de zones industrielles. Dans cet environnement, une absence ne reste pas une donnée administrative : elle peut devenir un problème de remplacement, de continuité d’activité, de surcharge d’équipe ou de tension RH.
Le rapport étudie notamment :
• l’évolution du nombre d’arrêts maladie indemnisés dans le Rhône entre 2009 et 2024 ;
• la progression des journées indemnisées ;
• la hausse des montants versés par l’Assurance Maladie ;
• le poids du Rhône dans l’Auvergne-Rhône-Alpes ;
• la durée moyenne des arrêts terminés ;
• le coût économique et social des absences ;
• les limites juridiques imposées à l’employeur ;
• la différence entre arrêt légitime, abus possible et fraude établie ;
• les moyens de contrôle existants ;
• les recommandations proposées pour la période 2026–2030.
Aucune base publique exhaustive ne permet aujourd’hui de mesurer précisément la fraude aux arrêts maladie à l’échelle du Rhône, de Lyon ou de la Métropole de Lyon.
Le rapport ne prétend donc pas établir un taux officiel de fraude. Il distingue clairement les données publiques, les calculs statistiques, les analyses économiques et juridiques, ainsi que les observations terrain anonymisées.
Cette distinction est essentielle. Un arrêt maladie peut être parfaitement légitime. Un abus possible ne constitue pas automatiquement une fraude. Une fraude ne peut être retenue qu’à partir de faits établis, documentés et juridiquement exploitables.
L’employeur ne peut pas accéder au diagnostic médical. Il doit donc raisonner uniquement à partir d’éléments extérieurs à la santé du salarié : activité parallèle, faux document, travail dissimulé, comportement incompatible, non-respect d’obligations ou faits objectivement vérifiables.
Le rapport formule 18 recommandations pour la période 2026–2030.
Elles visent à construire un modèle local plus juste, plus protecteur et plus efficace. Les principales orientations sont les suivantes :
• améliorer la lisibilité des données publiques sur les arrêts maladie ;
• créer un observatoire départemental des arrêts maladie ;
• mieux cibler les contrôles CPAM ;
• accélérer le traitement des arrêts courts répétés ou signalés ;
• renforcer la lutte contre les faux arrêts ;
• préserver strictement le secret médical ;
• permettre un retour d’information administratif non médical aux employeurs ;
• aider les entreprises à constituer des dossiers factuels et non médicaux ;
• encadrer plus clairement le rôle des acteurs privés autorisés ;
• faire du Rhône un territoire pilote pour la période 2026–2030.
Le message central du rapport est volontairement simple : protéger les salariés réellement malades, oui ; laisser les entreprises seules face aux abus et aux fraudes, non.
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Liobard, D. / Investipole. (2026). Arrêts maladie dans le Rhône (2009–2024) — Coût local, évolution et recommandations 2026–2030. Rapport indépendant. Données publiques Assurance Maladie, INSEE, CNAM, DARES, DREES, Sénat, Cour des comptes et OCDE.
David Liobard est le fondateur d’Investipole. Depuis 2008, l’agence intervient dans des dossiers d’enquête privée, de preuve civile et commerciale, d’investigations professionnelles et de situations sensibles liées aux arrêts maladie, aux abus ou aux fraudes en entreprise.
Ce rapport s’inscrit dans une démarche documentaire : il vise à éclairer le débat public, les entreprises, les directions RH, les avocats, les journalistes, les chercheurs et les décideurs locaux à partir de données publiques, d’une analyse juridique et d’observations terrain anonymisées.
Pour les entreprises, avocats et directions RH du Rhône, Investipole dispose également d’une page dédiée à son implantation locale : détective privé à Lyon.